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votre recherche : theresien
Thérèse docteur racontée par le père Marie-Eugène ...
Référence : LLC_I_MENVIELLE
Date de parution : 01.01.1998
Poids : 398 Gr.
Nb de Pages : 294
Épuisé
Prix : 19,30 €
Présentation
Regarder sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus avec le regard du Père Marie-Eugène...
Référence : ELCV_EXPTHERESE
Date de parution : 19.10.2022
Poids : 420 Gr.
Nb de Pages : 328
Disponible
Prix : 23,00 €
Présentation
Ce livre comblera ceux qui cherchent un précis de théologie du salut comme ceux qui veulent découvrir ou approfondir l’esprit du Carmel. Il présente pas à pas l’expérience spirituelle du Christ sauveur chez sainte Thérèse d’Ávila: de haut en bas à partir de la nature divine du Christ, et de bas en haut à partir de sa nature humaine. Le lecteur est immergé dans la vie et les écrits de celle qu’on appelle « La Madre ». C’est en amoureux des grandes figures de son ordre que le Frère Luc-Marie produit un ouvrage original, à la fois profond et accessible. Il démontre la cohérence du système de pensée de Thérèse d’Ávila, mystique inspirante autant que fondatrice pragmatique. Il en propose différents niveaux de lecture, au fil d’un commentaire séquencé, très pédagogique, illustré d’une sélection de plus de 250 petits extraits. On est alors surpris par l’actualité des propos de la sainte, qui nous donne étonnamment à penser pour traverser les vicissitudes d’aujourd’hui et nous reconnecter au sens véritable de notre passage sur Terre.
Référence : ELCV_RIEN_TROUB
Date de parution : 18.11.2020
Poids : 184 Gr.
Nb de Pages : 112
Disponible
Prix : 15,00 €
Présentation
Tout commence par un texte qui peut réunir un musulman ou un chrétien dans une même espérance. Il s'agit du célèbre poème de sainte Thérèse d'Avila : "Nada te turbe". On peut en rester là et croire que les mots nous portent dans une même foi en Dieu. Les deux premières parties du livre s'efforcent d'établir la cohérence interne d'une lecture coranique puis d'une lecture thérésienne de ce même poème. La troisième partie aborde le problème de l'homme dans sa relation à Dieu, au monde, à son prochain. En tout homme se trouve le désir de rencontrer l'autre en vérité et dans son originalité. L'angoisse de la différence se transforme souvent en amour vrai. Personne ne désire être renvoyé à la solitude de celui qui ne voit en l'autre que le reflet de sa propre image...
Référence : ELCV_HISTOIRE
Date de parution : 11.03.2016
Poids : 775 Gr.
Nb de Pages : 639
Disponible
Prix : 23,00 €
Présentation
Enfin un manuel en français de l'histoire de l'Ordre du Carmel thérésien ! L'auteur part des racines médiévales de l'Ordre et développe l'histoire de la Réforme du Carmel par sainte Thérèse d’Avila et son expansion dans le monde. Un ouvrage accessible, sérieux et bien documenté, avec de fréquentes références au magistère actuel, qui fait découvrir les péripéties de l'histoire de l'Église.
Référence : ELCV_REA_THERE
Date de parution : 20.11.2018
Poids : 200 Gr.
Nb de Pages : 145
Disponible
Prix : 19,00 €
Présentation
Cet ouvrage ouvre une voie nouvelle dans l'approche spirituelle de l'oeuvre de sainte Thérèse d'Avila. Les Lettres, parent pauvre des écrits thérèsiens font pourtant partie de l'enseignement de la Sainte. Ignorer ses Lettres, c'est ignorer la femme, la fondatrice, la maîtresse spirituelle.Une Thérèse remplie d'humour et de bons sens nous y attend.
Référence : ELTV_ANNEJESUS
Date de parution : 24.09.2024
Poids : 300 Gr.
Nb de Pages : 188
Disponible
Prix : 23,00 €
Présentation
À l’occasion de sa béatification par le pape François en septembre prochain, voici une biographie exceptionnelle d’Anne de Jésus, fille de prédilection de Thérèse d’Avila et de Jean de la Croix, fondatrice des carmels en Espagne, en France et aux Pays-Bas espagnols. Elle a aussi présidé à l’essor du Carmel thérésien dans ces trois pays. C’est elle qui se manifeste à la petite Thérèse dans le célèbre rêve de mai 1896.
La trajectoire exceptionnelle de Ana de Lobera y Torres (1545-1621) qu’on nous relate ici, documents rares et authentiques à l’appui, en saisira plus d’un. La ronde des carmélites, identifiées par leur nom et leurs charges successives, peut donner le vertige, tant les déplacements géographiques se multiplient, le temps d’une seule génération qu’on doit bien reconnaître comme fondatrice des suivantes, en Espagne, en France et en Belgique. D’autres protagonistes sont là aussi, souvent très célèbres, mais les relations soutenues qu’Anne de Jésus entretient avec eux sont encore peu de chose en regard de son dialogue brûlant avec le Seigneur de sa vie. C’est un des mérites de ces pages de nous les faire deviner.
- Béatifiée par le pape François en septembre 2024 lors de son voyage à Bruxelles- Préface de Bernard Hours (Professeur d’histoire moderne de l’Université de Lyon)- Biographie par l’une des plus grandes spécialistes d’Anne de Jésus- Carmélite célèbre qui se manifeste à la petite Thérèse dans un songe de mai 1896.
L’essor du Carmel thérésien
Agrémentée d’un cahier reproduisant de superbes peintures, fondée sur des archives souvent totalement inédites, cette vie d’Ana de Lobera (1545-1621) écrite au Carmel de Bruxelles où repose son corps, montre pour la première fois les arcanes de l’essor du Carmel thérésien, d’abord en Espagne (Grenade, Madrid), puis en France (Paris, Pontoise, Dijon) et, enfin, dans les Pays-Bas espagnols (Bruxelles et 13 autres villes, entre 1607 et 1621). La prieure luxembourgeoise d’aujourd’hui, membre du conseil de rédaction de notre revue, rend là un témoignage insigne à son illustre fondatrice espagnole, dont la béatification vient enfin d’être proclamée par le Pape François, à Bruxelles même, le 29 septembre 2024. Une foule de personnalités célèbres, dûment identifiées, entrent successivement en scène dans cette incroyable aventure (géographique et intérieure), qui ne cache rien des tensions toujours renouvelées d’Anne de Jésus (là aussi, digne émule de Thérèse) avec ses « supérieurs » français ou romains (une épopée ecclésiale inspirante). L’ouvrage rappelle aussi à quel point nous devons à celle qui reçut le manteau de la Madre (toujours présent au Carmel de Bruxelles), la survie de la Réforme et notre connaissance des publications de Thérèse. Il s’achève sur un portrait original de la personnalité spirituelle de la nouvelle bienheureuse, femme physiquement et spirituellement éprouvée, « figure d’exception qui garde ses aspérités et ses failles » (p. 162), lesquelles nous la rendent si proche. Une chronologie et une bibliographie finissent de faire de ce petit livre un ouvrage de référence.
Interview de soeur Christiane Meres en 2024 : https://radiomaria.fr/spiritualite-carmelitaine/
meres, christiane, ocd, Anne de Jésus. L’essor du Carmel theresien, Toulouse: Éditions du Carmel, 2024, 184 pp., 15 x 20 cm.
Revista deEspiritualidad 84 (2025), 147-160 issn: 0034-8147 Este libro vio la luz solo dos meses antes de que falleciera su autora, la carmelita descalza Christiane Meres. Era, en ese momento, priora de la comunidad de Bruselas y archivera de su Federación del Sur de Bélgica. Su amplia preparación y experiencia en ámbitos como la tra ducción o la divulgación espiritual la llevaron a colaborar en distintos foros, habitualmente conectados con el ámbito de la vida contempla tiva y la familia carmelitana. Había trabajado intensamente en las tareas requeridas por la beatificación de Ana de Jesús (29 septiembre 2024), cuyo sepulcro se conserva, precisa mente, en el Carmelo de Bruselas, fundado por ella en 1607. Aunque este libro ha sido pu blicado con motivo de una beati f icación, se distancia del estilo ha giográfico, género muy del gusto del Barroco, empleado para dar a conocer la vida de la madre Ana por quien fuera su primer biógra fo, Ángel Manrique, y que marcó una pauta para los acercamientos posteriores a la Beata. La hermana Christiane presenta un retrato com plejo y multifacético de Ana, mujer de carne y hueso, con sus fortalezas y fragilidades. El libro se abre con un prefacio de Bernard Hours (Profesor de His toria Moderna de la Universidad de Lyon), y, a lo largo de casi doscien tas páginas, condensa la trayecto ria vital de Ana de Jesús, una de las más estrechas colaboradoras de Te resa de Jesús en su obra fundacional y figura clave en la expansión de la Orden del Carmelo descalzo tras la muerte de la Santa. La obra se estructura en tres bloques crono lógicos y geográficos: «En España (1545-1604)», «En Francia (1604 1607)», y «En los Países Bajos españoles (1607-1621)». Tras un capítulo conclusivo titulado, «Mu jer de la aurora», donde se bosqueja el perfil humano y espiritual de la Beata, la obra termina con una cro nología, un resumen de los pasos dados en su largo proceso de bea tificación y una breve bibliografía. El libro se enriquece con dife rentes ilustraciones. A lo largo del mismo, se intercalan, en blanco y negro, mapas, planos y, sobre todo, pinturas de la protagonista. A ello hay que añadir cuatro páginas a color que incluyen una serie de re tratos de Ana de Jesús, la mayoría de la Escuela de Rubens, pertene cientes a una colección privada. A través del análisis de sus cró nicas, cartas, declaraciones, poemas y otros documentos, el texto cons truye un retrato complejo y comple to de la «capitana de las prioras». Profusamente documentada, la obra contiene cerca de trescientas notas a pie de página, donde, además de las referencias bibliográficas nece sarias, se ofrecen frecuentes reseñas biográficas de quienes se van cru zando en la vida de la madre Ana. Estas notas son de gran utilidad para ubicarnos correctamente y evitar confusiones. La propia auto ra, sin embargo, no escapa a ciertos errores, como confundir a alguno de los personajes con sus homó nimos. Así, la Beatriz de Jesús que va a fundar a Granada y Madrid no es Beatriz de Ovalle (Cf. p. 47, 54, error que, sin duda, parte de Fortes y Palmero) sino que es Beatriz de Cepeda y Ocampo. Y el Cristóbal de Lobera con quien Ana se escribe no es su hermano jesuita, sino su pri mo, que ocupó la sede de distintos obispados (Cf. p. 51). Creemos que uno de los ele mentos más valiosos del libro es su modo de situarse ante la prota gonista, combinando cercanía y objetividad. Para la autora, Ana es, ante todo, una mujer fiel al espíritu teresiano, (indoblegable, a pesar de la persecución sufrida), dotada de una gran fortaleza y capacidad de liderazgo, con profunda vida de oración y, a la vez, con enorme capacidad de acción. Se aborda el papel de Ana de Jesús en la defensa de las Constituciones teresianas, su compromiso con la difusión de la obra escrita de Teresa y Juan, sus relaciones con diversas persona lidades de la época (teólogos, no bles, religiosos) y su influencia en la difusión del Carmelo Teresiano a través de las fundaciones. Excelente contribución al co nocimiento de Ana de Jesús, el libro es una lectura valiosa para quienes se interesan por la historia y la espiritualidad carmelita. En un momento en que la historiografía femenina busca rescatar figuras ol vidadas, esta obra resulta especial mente relevante, al reivindicar a Ana de Jesús no solo como colabo radora de santa Teresa, sino como una figura clave en la expansión del Carmelo Teresiano.– María José Pérez gonzález, ocd.
Référence : ELVI_PERE
Date de parution : 28.03.2025
Poids : 220 Gr.
Nb de Pages : 192
Disponible
Prix : 22,00 €
Présentation
Nous connaissons la magnifique parabole du fils prodigue, mais l’auteur en prolonge la lecture pour regarder le Père Prodigue qui s’y révèle: prodigue dans son amour fidèle pour nous, dans sa miséricorde infinie. Ce texte nous est montré comme étant la base même de notre foi, soulignant le fondement de notre existence naturelle et spirituelle. Un principe de vie pour nous, enfants de Dieu. L’inépuisable parabole du retour de l’enfant prodigue (Luc, chap. 15) résume à elle seule la nouveauté du Nouveau testament et la rédemption universelle que le Christ Jésus vient apporter à toute l’humanité. Ce texte constitue comme un sommet de la révélation divine, et de la paternité d’un Dieu qui ne cesse de vouloir nous prodiguer son Amour, sa miséricorde infinie. L’auteur en fait la lecture dans une perspective à la fois philosophique, théologique et mystique afin d’en mieux percevoir toute la richesse. La réflexion se déploie en effet sur le double plan de la foi et de l’anthropologie chrétienne, tant cette parabole est une synthèse de l’existence du Dieu biblique et de la relation qu’Il entretient de toute éternité avec les créatures humaines, avec chacun de nous. Nous pénétrons le mystère de l’Alliance, ancienne et nouvelle, don d’Amour donné, librement consenti, accueilli par la grâce. De la théologie? pas tant qu’une méditation pour retrouver avec gratitude la source de notre foi.
Cliquez sur ce lien pour écouter l'émission du Frère Jean-Gabriel au sujet du Père prodigue : Le Père prodigue, fidèle et miséricordieux - Radio Présence
Relue à l’aide de sainte Thérèse de Lisieux, la parabole du fils prodigue (cf. Lc 15, 11-32) nous enseigne que c’est vraiment Dieu qui est en fait le « Père prodigue ». Le père Rueg, carme de Toulouse, vient d’écrire un bel essai sur ce thème, il nous en fait ici une synthèse. par Fr. JEAN-GABRIEL RUEG, OCD «L’enfance spirituelle, c’est la conscience de la gratuité de la rédemption et la recherche de ce don comme gratuit », écrivait André Combes dans son Introduction à la spiritualité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jé sus. Cette conscience a en partie motivé l’écri ture de cet ouvrage (1), qui se veut être « une lec ture thérésienne » de la parabole dite « du fils prodigue » dans le chapitre 15 de saint Luc. La conscience claire que tout, dans notre vie chré tienne, relève des libéralités d’un Dieu qui désire nous prodiguer gracieusement ses bienfaits. À commencer par sa création, dont Il est le Prin cipe. Le premier don que Dieu nous fait, c’est en effet « la grâce d’exister ». L’épître aux Romains (4, 17) rappelle que Dieu « appelle à l’existence ce qui n’existe pas », tandis que la métaphysique chrétienne atteste que le don de l’être constitue la première alliance où Dieu se dit. Car nous n’avons été créés, selon saint Jean de la Croix, que par et pour son Amour. La parabole du fils prodigue n’est donc pas à lire « comme une anecdote illustrative, mais comme une véritable fresque de l’histoire de l’humanité dans les heurs et malheurs de son alliance avec Dieu » (préface). Tout commence en effet par « le don de notre être », que Dieu nous fait, gratuitement, qui est marqué dans la parabole par « l’héritage », que le fils cadet vient réclamer à son père. Dans le texte original grec, saint Luc emploie le terme « ousia » pour cette « part d’héritage »; c’est ce même mot qu’emploie la philosophie grecque pour désigner ce qu’est une réalité, on dira une « substance » ou encore « une essence »; plus sim plement: « ce qui est ». Saint Thomas d’Aquin va pousser plus loin la réflexion en disant que toute réalité ontologique tire son existence, non d’elle même, mais de ce Dieu qui se présente à Moïse comme « Celui qui est » (Ex 3, 14): c’est là le seul nom qui n’altère pas son Mystère, mais nous dit qu’Il est la Source de tout ce qui est. Lui seul peut dire: « Je suis », sans aucune limitation d’être… Son Essence, c’est son Existence elle même, dira le Docteur angélique. Notre ousia n’existerait donc pas sans le Dieu créateur, puisque c’est Lui qui nous donne d’être ce que l’on est. En ce sens, on peut dire que « l’existence précède l’essence », une formule fameuse de l’exis tentialisme moderne, mais qu’il faut entendre d’une tout autre manière en philosophie chré tienne. Pour Sartre, je fais ce que je veux de mon existence, sans nulle autre contrainte que celle que fixe ma liberté, seule étoffe de mon être, et qui n’est tributaire ni d’aucun Dieu ni d’aucune nature humaine ou essence… Dans cette attitude, on veut tout tirer à partir de soi-même: on retrouve sans peine l’orgueil du premier péché qui a poussé l’homme à vouloir se suffire à lui-même, tout comme l’enfant prodigue à dilapider son héritage en oubliant son dona teur. Si Dieu nous fait « passer du néant à l’être », c’est pour que nous en disposions librement en harmonie avec son dessein d’amour et de sa gesse. Le Père, avant de pardonner, est celui qui donne sans compter… En son Fils, son Unique Parole, Il nous a tout donné, dira encore Jean de la Croix. Le Christ vient reprendre l’œuvre du Père pour la Lui réordonner. Jésus est le « Vrai fils aîné » de notre parabole: « tout ce qui est à moi est à toi », ce sont tout à la fois les mots du Christ en saint Jean et ceux du père de notre parabole à l’adresse de son fils aîné… Le Christ rend manifeste la tendresse infinie d’un Dieu toujours fidèle à Lui-même, à sa Promesse et à son Alliance. Il nous « prodigue » sans compter son Amour. Ce retour vers le Père ne peut cepen dant se faire sans notre consentement, et im plique notre conversion: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Mt 18, 3). Ce pendant, celle-ci relève encore de la miséricorde du Père. Si la Tradition parle de justification in térieure par la foi, c’est que cette vertu nous rend capables d’être transformés en Dieu par l’action de Son Esprit, qui, tel le feu, peut transformer toutes choses en lui-même, pour employer une image thérésienne tiré de son Acte d’offrande. Le désir et l’accueil du don Le cœur de l’homme est ainsi appelé à accepter librement le bonheur que Dieu lui offre et qui ne peut être que le fruit de Sa grâce. Le désir et l’ac cueil reconnaissant du don de Dieu seront donc les éléments humains privilégiés du dialogue. En effet, celui qui demande ou désire le salut sauve son âme; et cela vaut pour tous les hommes; il suffit ainsi d’un instant de désir, comme pour le criminel Pranzini, que la prière de Thérèse a sauvé, non de la guillotine, mais de l’impénitence finale et de l’enfer. « La plus grande menace pour l’homme est celui de perdre Dieu », déclarait Be noît XVI. La joie du Père relève de la conscience aiguë de ce risque: « Il fallait se réjouir, car ton frère était perdu, et le voici retrouvé. » Dieu, qui est riche en miséricorde, ne peut laisser l’homme au désespoir de la mort spiri tuelle. Il est le Père prodigue d’un Amour qui ne s’éteint jamais. Non seulement il pardonne, mais il se donne lui-même sans retour. La Petite Thé rèse est un témoin sûr de sa miséricorde. Elle a compris que toute notre vie dépendait de ce Père des Lumières de qui vient tout don parfait. Et que le seul chemin pour retourner vers Lui était de recevoir de Lui tout ce qui nous est nécessaire pour vivre. Comme des enfants… Pour cela, il nous faut entrer en nous-mêmes, dans cette vie spirituelle où il s’agit de demeurer avec le Christ, à l’instar du fils cadet de notre parabole, pour y percevoir la présence de ce « Père prodigue », qui n’a cessé de manifester Son Amour tout au long de son Alliance, et reste fidèle à l’éternel dessein de Sa providence et de Sa grâce. J.-G. R. ______________________________________________________________________
Bulletin de spiritualité monastique La parabole du fils prodigue nous fait comprendre comment Dieu, créateur de toute chose, est à la recherche de l’homme. J’ai lu Le Père prodigue, un petit essai thérésien qui apporte un éclairage nouveau sur la plus fameuse des paraboles de l’Évangile. Il existe des phrases qui en un instant nous transportent dans un univers plus vaste que le nôtre. Voici Jésus assis face à des pharisiens agités. Tout le monde parle en même temps, tout le monde veut argumenter. On se coupe la parole. On hausse le ton. Alors Jésus, les yeux baissés, murmure : « Un homme avait deux fils… » L’auditoire intrigué se tait. Et Jésus énonce à mi-voix les mots ineffaçables que depuis vingt siècles nous ne cessons de relire et de méditer : « Le plus jeune dit à son père : donne-moi la part d’héritage qui me revient. Et le père leur partagea ses biens » (Lc 15, 12). Ces mots ordinaires, sans le moindre adjectif, introduisent la plus belle page de la littérature mondiale. La parabole du fils prodigue fait du charpentier de Nazareth le plus grand écrivain parmi les enfants des hommes. Mais cela finalement n’est pas très important en comparaison de l’essentiel, qui est que cette allégorie improvisée devant des pharisiens acrimonieux, subtile dans sa psychologie et magnifique dans sa composition, nous éclaire sur le mystère de l’être et de la rédemption. Elle dit tout de notre condition de créatures sauvées par un Dieu d’amour. Notre condition de créatures sauvées par un Dieu d’amour est précisément au cœur de l’essai que frère Jean-Gabriel Rueg, prieur du couvent des carmes de Toulouse, vient de publier aux éditions du Carmel. Ce petit livre dense propose « une lecture thérésienne de la parabole du fils prodigue ». Derrière un titre paradoxal, Le Père prodigue, frère Jean-Gabriel offre une réflexion savante mais non pas absconse sur le mystère de l’être et le mystère de Dieu. La parabole du fils prodigue nous fait comprendre comment Dieu, créateur de toute chose, est à la recherche de l’homme. Il est le Père prodigue qui, au-delà de tous nos refus, destine sa création au bonheur. Il est le Père patient par qui tout est grâce. Il nous suffit, chose terriblement simple, de lui dire oui. Le texte, précédé d’une préface lumineuse de Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Toulouse, apporte un éclairage nouveau sur la plus fameuse des paraboles de l’Évangile, celle qui a inspiré tant d’artistes et de saints. Le livre fourmille de références, depuis les philosophes grecs jusqu’au théologien Ratzinger. Il ne nous épargne aucun effort. Il est assurément un livre à lire crayon à la main, tant il est riche. Il est exigeant. Pour un peu, l’ouvrage finirait par faire de nous, simples lecteurs, de vrais métaphysiciens. À un certain moment, m’est venue cette image : un jeune lecteur aborde le Christ. Il se jette à ses pieds et lui demande : « Bon maître, que dois-je faire pour être un bon théologien ? – Tu le sais, répond Jésus : n’oublie pas de prier et pense à relire Bergson et Maritain. – Bergson et Maritain, je les ai lus depuis ma jeunesse, dit le lecteur. – Une seule chose te manque : vends tes livres, résilie tes abonnements en ligne et donne l’argent au Secours catholique. Puis viens et suis-moi ». Alors le jeune lecteur s’en alla tout triste, car il possédait une vaste bibliothèque. Comme il est difficile à un théologien d’entrer dans le royaume de Dieu ! Je n’insiste pas. Le livre de Jean-Gabriel Rueg tient dans une poche de pantalon et il nous affermit dans notre foi : on peut suivre le Christ sans le quitter. Xavier Patier, Toulouse._________________________________________________________
REVUE NOVA & VETERA
Fr. Jean-Gabriel RUEG, O.C.D., Le Père prodigue, Dieu toujours fidèle, Une lecture théré-sienne de la parabole du fils prodigue, Vie intérieure 31, Éd. du Carmel, Toulouse, 2025, 188 p.
Le titre de l’ouvrage ne peut manquer d’interpeller le lecteur. Attribuer au père de la parabole évangélique le qualificatif du fils prévaricateur, c’est remonter à la source même de l’histoire du salut et en offrir une clé herméneutique. En effet, pour comprendre le dévoiement de la liberté du fils prodigue, il faut d’abord saisir la prodigalité du don du père. Aussi est-ce au prisme de la libéralité de Dieu que le Frère Jean-Gabriel Rueg, prieur du couvent des carmes de Toulouse, ressaisit en une synthèse puissante tout le dessein divin de création, de rédemption et de sanctification des hommes.
Le premier chapitre se présente comme une longue méditation métaphysique sur le don de l’existence, participation à l’être même de Dieu. Cette « grâce d’exister », selon la belle ex-pression de J. Ratzinger (p. 11), constitue la perfection première de toute créature, perfection que celle-ci est incapable de produire par elle-même, mais qu’elle reçoit de Dieu. Le don de l’acte d’être « manifeste la sublime libéralité d’amour de son Généreux Auteur tout autant que la formidable puissance créatrice d’un Amour divin et personnel » (p. 37). Ce prodigieux amour ne s’impose pas à la créature, mais s’offre à son libre acquiescement. C’est le drame du fils cadet de la parabole que de revendiquer pour lui sa part d’héritage (dans le texte grec : ousia, essence ou substance) en s’émancipant de sa dépendance ontologique et filiale, à l’instar de nos premiers parents au jardin d’Éden. Le chapitre 2 nous décrit la spirale destruc-trice du péché, nous rappelant le risque immense de la perdition éternelle. Il doit être lu à la lumière du chapitre suivant, consacré à la conversion, laquelle consiste avant tout à consentir à l’amour. Notre liberté ne s’épanouit que dans le bien, souligne l’A. : « Je suis vraiment libre et je décide de la plénitude de mon existence à partir du moment où je prends la décision d’adhérer au don de la grâce » (p. 80-81). Dès lors que l’âme s’ouvre à cette grâce, elle pro-duit les fruits des vertus théologales. Les chapitres 4 à 6 peuvent être rattachés respectivement à la foi, à la charité et à l’espérance. Par le don de la foi, nous sommes justifiés, c’est-à-dire que nous participons à la justice même de Dieu. Nous ne pouvons que nous disposer à ac-cueillir ce don immérité, si bien que dans cette œuvre de conversion du cœur éclatent tout ensemble la justice et la miséricorde divines – d’où l’image thérésienne de l’ascenseur pour monter jusqu’au ciel (p. 96). Par la charité, nous demeurons en Dieu, lui rendant amour pour amour et portant du fruit pour le salut des âmes. Par l’espérance, enfin, nous sommes préser-vés d’un triple écueil : le naturalisme, la mondanité spirituelle et l’autosuffisance d’un monde émancipé de Dieu, dont l’ultime avatar est le projet prométhéen du transhumanisme. Le der-nier chapitre est une invitation à « entrer en soi-même » pour y expérimenter la présence agis-sante de Dieu, à l’école de saint Thomas d’Aquin et des maîtres du Carmel. L’A. conclut en soulignant, avec celle qu’il se plaît à appeler « le plus jeune Docteur de l’Église », que c’est notre faiblesse reconnue qui attire la miséricorde, la « bienheureuse indigence » de la créature appelant les flots de la « sainte prodigalité divine » (p. 171).
Le présent ouvrage n’offre pas seulement un riche enseignement didactique, il nous presse encore d’entrer dans la voie d’enfance spirituelle. Qu’il nous soit permis de proposer trois étapes, relevées au fil de notre lecture, de cet itinéraire de l’âme : recevoir, consentir, rendre. Explicitons : recevoir d’un Autre l’existence (p. 26), le sens de sa vie (p. 104), l’amour comme un don (p. 106), le mérite (p. 136) ou la contemplation (p. 168) comme une grâce ; consentir au salut (p. 108), à l’amour transformant (p. 122), à l’emprise de l’Esprit (p. 158) ; rendre amour pour amour (p. 125-130), rendre grâce pour tout car en définitive « tout est grâce » (p. 94) : tout vient de Dieu et tout retourne à lui (p. 54). Et puisque « la suprême ac-tion de grâce consiste précisément à recevoir ses grâces » (p. 176), nous voilà entraînés dans le circuit dynamique de l’enfance spirituelle qui se nourrit du va-et-vient entre l’accueil et la gratitude.
De ce livre où se mêlent philosophie et cinéma, théologie et littérature, le lecteur fera son miel selon son inspiration personnelle. En témoignent la préface de Mgr Jean-Pierre Batut et la postface de Michel Nodé-Langlois, l’une et l’autre remarquables. À chacun de s’approprier cette ode à la libéralité de Dieu et d’y trouver un chemin de retour vers le Père prodigue.
Fr. Robert Augé O.S.B.
Référence : EL_VF_THERE
Date de parution : 01.11.2021
Poids : 120 Gr.
Nb de Pages : 105
Disponible
Prix : 9,00 €
Présentation
Avec un souci pédagogique, sont présentées ici les grandes étapes de l'oraison selon Thérèse d'Avila.
Parce que Dieu veut se donner à nous sans réserve, le mouvement de l'oraison, prière mentale et silencieuse, consiste essentiellement dans l'accueil. Celui qui habite dans l'âme du baptisé comme le Roi dans son palais a promis de faire jaillir la vie éternelle au coeur de tous les assoiffés de Lui...Ce que Jésus promettait ainsi à la Samaritaine anime tout l'enseignement de Thérèse d'Avila sur l'oraison.
Dans cette perspective, la vie dite mystique n'est pas réduite à ses phénomènes extraordinaires. Elle est en chemin d'union à Dieu depuis le baptême, non réservée à une élite. Elle passe par l'oraison, prière spécifique du Carmel accessible à tous.
Référence : RCA_NDIVERS
Date de parution : ---
Poids : 250 Gr.
Nb de Pages : 143
Disponible
Prix : 10,00 €
Présentation
Les écrits de Thérèse : un miroir parfois grossissant - Le Chemin de Perfection, manuel thérèsien de vie spirituelle - Lorenzo de Cepeda, frère et disciple de Thérèse de Jésus - Jean de la Croix pédagogue - La bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy et l'héritage thérèsien - François de Sales est-il thérèsien ? - Sainte Thérèse éducatrice, texte du, Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus - La pédagogie de la conversion chez Thérèse d'Avila - Thérèse, maîtresse en oraison - Accompagner un groupe de lecture.
Aux origines du carmel thérésien en France : Madame ...
Référence : RCA_NDIVERS
Date de parution : ---
Poids : 225 Gr.
Nb de Pages : 120
Disponible
Prix : 10,00 €
Présentation
Quelques repères biographiques - L'état religieux en France à l'époque de Madame Acarie - L'amitié de François de Sales et l'introduction du Carmel réformé - Madame Acarie face aux épreuves du prochain - Madame Acarie ou un abîme d'humilité - Quelques regards sur sa vie au Carmel.
Référence : RCA_NDIVERS
Date de parution : ---
Poids : 155 Gr.
Nb de Pages : 80
Disponible
Prix : 4,00 €
Présentation
L'Europe au temps de Thérèse d'Avila - Sainte Thérèse et l'Espagne de son temps - La fondation d'un ordre religieux selon sainte Thérèse - Jean de Brétigny et les origines du Carmel de France - Le charisme thérèsien en Aquitaine au XVIIème siècle - Pie XI et les Saints du Carmel - Actualité pastorale de Thérèse d'Avila - La communion à l'amour sauveur de Dieu selon sainte Thérèse de Jésus.